Les nouveaux tarifs des hydrocarbures à la pompe, annoncés par le Gouvernement le 17 juillet 2024 et fixés par un arrêté du ministre du Commerce et de l’Industrie, sont entrés en vigueur à compter de ce mardi 23 juillet 2024 sur toute l’étendue du territoire national.
« Les prix de vente détail à la pompe des hydrocarbures (Super 91, mélange deux temps, Gas-oil et du FOD) pour la période du 23 juillet au 31 août 2024 sont fixés sur tout le territoire de la République du Niger à 499 FCFA (Super 91) ; 618 FCFA (Gas-oil) ; 457 FCFA (FOD) », indique l’arrêté du ministre du Commerce et de l’Industrie.
Après plus d’une décennie, les prix de vente des hydrocarbures à la pompe sont ainsi revus à la baisse. Ils passent de 540 FCFA pour le Super 91 à 499 FCFA et de 688 FCFA pour le Gas-oil à 618 FCFA. « Le président du CNSP, Chef de l’Etat, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani accède à une demande populaire », indique un communiqué du Gouvernement du 17 juillet. Lequel annonçait la réduction des prix à la pompe des hydrocarbures à partir du 23 juillet 2024 à minuit.
Une réduction diversement appréciée
La réduction des prix de vente des hydrocarbures à la pompe fait suite aux travaux d’un groupe de travail dont la mise en place a été annoncée lors du Conseil des ministres du 24 juin 2024. Dans une communication faite à cette occasion, le ministre du Pétrole annonçait la mise en place dudit comité « sur instruction du Chef de l’Etat, chargé de réfléchir sur la révision de la structure des prix des hydrocarbures, dans l’optique d’une baisse du prix à la pompe ».
Aussitôt annoncée, la nouvelle a fait le tour des réseaux sociaux et reste encore au centre des débats dans les « fadas ». Alors que certains consommateurs trouvent « insignifiants » les nouveaux tarifs, d’autres l’apprécient beaucoup. « L’important c’est que la réduction intervient dans un contexte difficile pour les consommateurs, donc même si elle est de 1 F, elle mérite d’être saluée », apprécie un consommateur. « Avec 5 000 francs, tu as 10 litres », se réjouit un conducteur de taxi.
Encore du chemin à parcourir
Le Niger est devenu pays producteur de pétrole depuis 2011 avec la mise en service de la Société de raffinage de Zinder (SORAZ) exploitant le pétrole du bloc pétrolier d’Agadem. Le Niger produit également de l’uranium depuis 1968 et de l’or depuis 2004.
Mais les ressources tirées de l’exploitation des ressources naturelles ne profitent pas à la population encore moins au budget de l’Etat. Et pour cause ! « Les revenus générés par le secteur extractif ont totalisé 139 milliards de FCFA pour l’année 2021 », indique le Rapport provisoire de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE-Niger 2021).
Une information qui donne froid au dos eu égard aux importantes ressources naturelles dont regorge le pays.
Sani Aboubacar



