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Violences faites aux femmes et aux filles en Afrique : Le Remapsen s’engage davantage dans le combat

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Dans le cadre de la campagne de 16 jours d’activisme contre la violence à l’égard des femmes, le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) organise à Dakar au Sénégal, du 4 au 7 décembre 2024, avec le soutien de l’ONU FEMMES et les fonds Muskoka, le Forum des médias sur le thème : « la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles en Afrique : respect des droits humains et autonomisation ».

L’ouverture du Forum qui réuni 65 journalistes, membres du REMAPSEN, venus de 28 pays d’Afrique et du Madagascar, s’est déroulée à l’Hotêl Novotel de Dakar sous la présidence de M. Oumar Samb, premier conseiller de la ministre sénégalaise de la Famille et des Solidarités. La cérémonie a été rehaussée de la présence de la Représentante résident de l’ONU FEMMES au Sénégal, Mme Arlette Mvondo, ainsi que de plusieurs invités.

Dans son discours de bienvenue, le président du REMAPSEN, M. Bamba Youssouf, s’est d’abord réjoui de la tenue de ce Forum  qui constitue pour le Réseau, « le point de départ d’un engagement collectif des médias en Afrique avec en toile de fond, un renforcement des productions médiatiques de sensibilisation et de plaidoyer en vue de toucher toutes les cibles, notamment les plus reculées pour un monde sans violence envers les femmes ».

Tout en saluant l’engagement de l’ONU FEMMES en faveur de l’implication des médias dans la lutte contre les violences faites femmes et pour l’autonomisation, M. Bamba Youssouf a recommandé aux 65 participants « la mise en place imminente d’une coalition des médias,  placée sous l’autorité du REMAPSEN, pour  promouvoir les droits des femmes en Afrique et dans chacun de 36 pays membres du Réseau. Cette coalition constituera pour nous, à partir de l’année  2025, le gage d’une accélération de la promotion des droits des femmes et permettre à l’Afrique de se porter ».

Par cette forte recommandation de son président, le REMAPSEN s’engage davantage dans le combat pour l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles en Afrique.

Intervenant à son tour, la Représentante résident de l’ONU FEMMES au Sénégal, Mme Arlette Mvondo a tenu d’abord à exprimer ses sincères remerciements au Réseau des médias africains pour la santé et l’environnement (REMAPSEN) pour les actions remarquables qu’il mène et qui convergent avec les mandats de l’ONU FEMMES, à savoir « la promotion d’un environnement où chaque femme et chaque fille peuvent vivre librement de toute forme de violence et de discrimination ».

Abordant la problématique des violences à l’égard des femmes et des filles, Mme Arlette Mvondo a souligné qu’ « en Afrique de l’ouest et du centre, une femme sur trois subit des violences basées sur le genre ». De ce fait, il est apparu que « les mutilations génitales féminines, les mariages précoces, les violences sexuelles et domestiques continuent de priver des millions de femmes et des filles de leurs droits fondamentaux, tout en limitant leur potentiel individuel et leur contribution collective à nos sociétés ». Un tableau peu reluisant de la situation des femmes et des qui pour lequel « aucun pays n’est épargné et aucun pays n’a réussi à éliminer ce fléau de la violence contre les femmes et les filles ». Et pour y mettre fin, a-t-elle indiqué, « il faut une action audacieuse et transformatrice ». face à cette situation, a dit la Directrice régionale adjointe de l’ONU FEMMES, « notre action doit être immédiate, collective et déterminée », d’où la nécessité, a-t-elle suggéré, de « s’unir pour agir, pour s’attaquer aux inégalités structurelles qui normalisent la violence et affectent de manière disproportionnée les femmes et les filles ».  

Dans ce combat, a-t-elle reconnu, les médias ont un rôle crucial, un rôle central de par leurs fonctions d’information et d’éducation. « Vous êtes des acteurs essentiels et incontournables. Vos capacités à influencer les attitudes et comportements sociaux sont un levier puissant pour transformer les normes sociales et promouvoir une culture de respect, d’égalité et de justice sociale », a-t-elle souligné.

En ce sens, a relevé Mme Mvondo, ce forum régional constitue alors « une opportunité unique pour renforcer les capacités à couvrir des thématiques complexes, mais surtout à élaborer ensemble des stratégies de communication qui placent la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, le respect des droits des femmes et des filles et leur autonomisation au cœur de l’agenda médiatique ».

Elle a de ce fait invité les médias à utiliser les plateformes médiatiques pour « exposer les réalités des violences basées sur le genre et promouvoir des histoires de résilience et d’autonomisation, à collaborer avec les décideurs, la société civile, le système des Nations Unies et surtout les communautés pour garantir une approche inclusive et durable, à rappeler à nos gouvernements, à rappeler aux agences des Nations Unies les engagements que nous avons pris en matière d’égalité hommes-femmes ».

En procédant à l’ouverture officielle du Forum, le premier conseiller de la ministre de la Famille et des Solidarités, M. Oumar Samb, a magnifié « e cadre d’échange essentiel pour aborder deux enjeux majeurs, notamment l’autonomisation de la femme et de la jeune fille et la lutte contre les VBG », cadre qui,  selon lui, « réunit tous les acteurs engagés pour un avenir plus juste et équitable pour les femmes et les jeunes filles en Afrique ». Il a en outre reconnu, « le rôle fondamental que jouent les médias dans la transformation sociétale, dans la mesure où l’information a ce pouvoir mobilisateur des communautés et d’éducation en conscientisant les esprits et en transformant les mentalités ».

En Afrique, où les défis liés aux inégalités et aux violences persistent, a poursuivi M. Oumar Samb, « les médias peuvent servir de catalyseurs d’une prise de conscience collective sur les enjeux de l’équité et de l’égalité de genre pour parvenir à un développement durable, tant souhaité dans notre cher continent ».

Cet objectif de développement durable, a-t-il prévenu, « ne pourrait être atteint sans l’autonomisation des femmes et des filles et l’éradication des violences basées sur le genre, qu’elles soient physiques, psychologiques ou économiques ».

En tant qu’acteurs influents, le premier conseiller de la ministre de la Famille et des Solidarités, M. Oumar Samb a ainsi invité les médias à « devenir des alliés actifs de ce combat, car l’accès à l’éducation, à un emploi décent, à la santé, à la justice, au financement, etc. qui demeurent tous des droits universels pour tout être humain ». c’est par cette invitation aux médias qu’i officiellement lancé, au nom de la ministre, Madame Maimouna Dieye, les travaux du Forum des médias sur la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles en Afrique. 

Sahirou Yousoufou

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