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Réunion de coordination des fréquences aux frontières :  Garantir une gouvernance concertée du spectre

Niamey a abrité ce mercredi 22 octobre 2025, la réunion de coordination des fréquences radioélectriques aux frontières des pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) et du Tchad.

L’ouverture solennelle s’est déroulée au Palais des congrès de Niamey sous la présidence du Directeur général par intérim de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (ARCEP), Monsieur Sidi Shégou.

Dans son discours d’ouverture, il s’est d’abord réjouit de l’attention toute particulière qu’accordent le Président de la République, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani et le Premier ministre, Ali Mahamane Lamine Zeine, au développement des télécommunications électroniques et à la coopération régionale dans ce domaine.

M. Sidi Shégou a tenu ensuite à magnifier l’engagement partagé des pays de l’AES et du Tchad à « bâtir une gouvernance concertée du spectre » qui est une ressource rare, stratégique et indispensable à la connectivité de nos nations. Il s’est félicité aussi de la conviction commune qui anime tous les délégués (régulateurs, ingénieurs et décideurs) présents à cette réunion, à faire en sorte que « les ondes radioélectriques ne connaissent pas de frontières politiques ».

Leur gestion, a indiqué le Directeur général par intérim de l’ARCEP « exige une approche concertée, rigoureuse et techniquement harmonisée », avant d’expliquer que « le spectre radioélectrique constitue le socle invisible de nos écosystèmes numériques ». Mieux, a-t-il souligné, « il porte nos ambitions de développement, soutient la compétitivité de nos économies et garantit la sécurité des communications civiles, commerciales et stratégiques ».

C’est d’ailleurs grâce au spectre radioélectrique que se déploient aujourd’hui « la téléphonie mobile, l’Internet haut débit, la télévision numérique, les services satellitaires, et demain les infrastructures de la 5G, de l’Internet des Objets (IoT) et des réseaux intelligents », a martelé M. Sidi Shégou, soulignant au passage que « cette ressource, par nature limitée, est de nos jours soumise à une pression croissante ».

D’où la nécessité, a-t-il expliqué, face à la campagne technologique, la demande exponentielle en connectivité et la densification des réseaux, de « rendre indispensable une coordination transfrontalière méthodique », sans laquelle « les interférences, les brouillages et les déséquilibres d’utilisation menaceraient la qualité des services et la stabilité de nos réseaux ».

C’est dire que cette réunion de Niamey n’est pas « un simple exercice de coordination technique », a-t-il relevé, mais plutôt « un acte stratégique, une responsabilité partagée et un engagement collectif pour garantir l’intégrité et la performance du spectre au service de nos populations ».

Pour ce faire, les participants à la réunion de Niamey auront à travailler autour de quatre (4) axes fondamentaux, « tous porteurs d’enjeux majeurs pour la régulation régionale ». Ces derniers se déclinent à : « l’actualisation des accords de coordination » ; « l’harmonisation régionale du spectre » ; « l’anticipation technologique et la planification du futur », et « la résolution des brouillages transfrontaliers ». 

En somme, il s’agira pour les participants de travailler à « identifier les cas persistants de brouillage ; à analyser les causes techniques et à définir des mécanismes coordonnés de prévention et de résolution, afin de garantir, selon M. Sidi Shégou, « la stabilité et la performance de nos réseaux respectifs », tout en indiquant qu’il est de « notre responsabilité, en tant qu’autorités de régulation, de garantir à nos Etats, un cadre stable, prévisible et propice à l’investissement et à l’innovation ».

Le Directeur général par intérim de l’ARCEP a conclu son propos en soulignant que cette réunion de Niamey illustre la capacité des Etats participants à « bâtir ensemble une gouvernance concertée du spectre, garante d’une connectivité inclusive, d’une coopération technique renforcée et d’une souveraineté numérique partagée ».

 Sahirou Youssouf

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