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Niger : Onu-Femmes et le Remapsen renforcent les capacités des journalistes sur les questions des VBG

La salle de réunion de la Représentation Onu-Femmes à Niamey a accueilli, le jeudi 11 décembre dernier, les journalistes membres du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et l’Environnement (REMAPSEN), élargis à plusieurs autres professionnels des médias, autour d’un atelier de renforcement de capacités sur la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG).

L’ouverture de l’atelier, placé sous le thème : « Rôle des journalistes dans les actions patriotiques de lutte contre les VBG dans le numérique au Niger » et s’inscrivant dans le cadre des « 16 jours d’actions patriotiques contre les VBG », a été co-présidée par le Représentant de la Représentante par Intérim de Onu-Femmes/Niger, M. Pamphile Sebahara et la Coordination Pays du REMAPSEN, Mme Idé Fatouma.

L’occasion pour le Représentant de l’Onu-Femmes de saluer cette initiative visant à renforcer les connaissances des professionnels des médias nigériens sur la thématique des VBG, mais aussi leurs capacités dans le traitement des sujets y relatifs, afin qu’ils participent activement à la lutte contre ces violences qui impactent négativement nos sociétés et compromettent les droits humains, notamment ceux des femmes et des filles qui sont les plus affectées par les VBG.

La Coordinatrice Pays du REMAPSEN a, pour sa part, salué l’accompagnement de Onu-Femmes pour l’organisation de cet atelier avant d’exhorter les journalistes à saisir cette opportunité pour enrichir leurs connaissances en la matière et surtout à s’engager résolument, aux côtés de l’Etat du Niger, dans ses efforts de lutte contre les violations des droits humains, notamment les VBG, dont les pratiques prennent de plus en plus de l’ampleur au sein de nos communautés.

Trois communications riches en enseignements ont constitué le menu de la journée. La première communication, présentée par M. Ibrahim Alzouma Traoré, travailleur social et Chargé de Programmes à l’ONG FEVVF, a porté sur : « l’état des lieux des VBG dans le numérique au Niger ».

Une communication qui a permis aux participants de cerner l’ampleur du phénomène des VBG au Niger, ses pratiques qui se développent de plus en plus sur le numérique, favorisant entre autres, le harcèlement en ligne, la cyberintimidation et menaces, la diffusion non consentie d’images, le chantage numérique et sextorsion, la violation de la vie privée, etc.

M. Alzouma Touré a également édifié les participants sur les « Profils les plus exposés » que sont : les jeunes filles et adolescentes, les étudiantes et utilisatrices actives des réseaux, les femmes leaders, les journalistes et militantes, les personnes vivant dans l’insécurité ou les zones rurales.

Il a aussi évoqué les facteurs aggravants, puis le cadre légal existant en matière de lutte contre les VBG au Niger, avant d’aborder les défis et opportunités et formuler des recommandations au rang desquelles :la réalisation d’une enquête nationale sur les VBG numériques au Niger, la mise en place d’un mécanisme national de signalement et l’intégration des VBG numériques dans les politiques de protection.

La seconde communication a porté sur le « Cyberharcèlement et la diffusion non consensuelle de certaines images », présentée par M. Moussa Bocar Sy Abdoul Karim, Consultant en droits humains.

Au Niger, a-t-il souligné, « le cyberharcèlement et la diffusion non consensuelle d’images, notamment intimes ou humiliantes, sont des délits graves, reconnus par l’ordonnance n° 2024-28 du 07 juin 2024 modifiant la loi n° 2019‑33 portant répression de la cybercriminalité ».

Il a en outre énuméré les sanctions qui s’appliquent en cas de cyberharcèlement et diffusion de données sensibles, avant de rappeler le rôle et la responsabilité des journalistes dans le combat contre les VGB, notamment en ligne.

La troisième communication, présentée par M. Assane Soumana, Journaliste, ancien Directeur de la Rédaction et des centres régionaux à l’Office d’édition et de presse (ONEP) a porté sur le Cadre juridique régissant l’exercice du journalisme dans la lutte contre les VBG au Niger.

De la Charte de la Refondation, en passant par l’Ordonnance N°2025-29 du 1er Septembre 2025 portant missions, composition, attributions, et modalités de fonctionnement du l’Observatoire National de la Communication (ONC), l’ordonnance N°2010-035 du 4 juin 2010, portant régime de la liberté de la presse, puis l’Ordonnance N° 2011-22 du 23 février 2011 Portant Charte d’accès à l’information publique et aux documents administratifs, la Loi N°2019-33 du 03 juillet 2019 portant répression de la cybercriminalité au Niger et bien d’autres, le conférencier a outillé les journalistes sur un arsenal juridique dynamique, permettant aux professionnels des médias au Niger de s’engager résolument et en toute responsabilité dans la lutte contre les VBG, numériques soient-elles.

Sahirou Youssoufou  

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