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Alliance Droits et Santé : la nécessité de poursuivre la dynamique dans les six pays de l’Alliance

Devenues une préoccupation de premier ordre en Afrique, notamment dans les pays où l’Alliance Transformative du Réseau Alliance Doits et Santé s’est déployée, les violences basées sur le genre (VBG) affectent un plus grand nombre de personnes, particulièrement les femmes et les filles.

Présentées sous diverses formes, les VBG qui sont les plus récurrentes dans les pays d’intervention de l’Alliance Transformative sont les violences domestiques (problèmes familiaux, discrimination, stigmatisation), le viol (violence sexuelle), le mariage d’enfants, les violences psychologique et économique, entre autres.

Au Niger où « près d’une femme sur cinq au Niger a subi des violences physiques depuis l’âge de 15 ans (UNFPA-2015) », une étude menée en 2021 par Spotlight Programme Niger souligne que « l’espace domestique est le principal lieu où se produit la violence : violence physique (61.4%), violence sexuelle (91.9%), violence psychologique (67.6%), violence économique (95.1%) … ».  

Des statistiques qui reflètent à quelques différences près, la situation des VBG dans les six pays d’intervention du Projet Alliance Droits et Santé, à savoir : Burkina Faso, Bénin, Côte d’Ivoire, Mali, Niger et Sénégal.

Afin d’évaluer les actions mises en œuvre dans ces pays après 13 ans de mise en œuvre du Projet ainsi que les résultats obtenus, puis explorer les possibilités pour une poursuite de la dynamique, le Réseau des Médias Africains pour la Santé et l’Environnement (REMAPSEN) en partenariat avec la Réseau Alliance Droits et Santé (ADS) organisaient le 10 décembre dernier, un webinaire sur le thème : « Réseau Alliance Droits et Santé, 13 ans d’existence : acquis, défis et perspectives ». 

Une rencontre virtuelle de haute facture qui a réuni autour de la Présidente du Réseau Alliance Droits et Santé, Mme Caroline Tapsoba, également cheffe du département projets et programmes de l’Association Songui Manégré / Aide au Développement Endogène (ASMADE) au Burkina Faso et du Président du REMAPSEN, Issoufou Bamba, les experts et responsables Pays de l’Alliance Droits et Santé et les journalistes membres du REMAPSEN des six pays d’intervention du Projet.

L’occasion saisie par Mme Caroline Tapsoba pour rappeler les objectifs poursuivis par le Réseau Alliance Droits et Santé, créé en 2013 à Ouagadougou par des acteurs engagés à défendre les droits des femmes et des filles, notamment celles issues de milieux défavorisés. Dans la conduite de ses actions, dira Mme Caroline Tapsoda, « le réseau adopte une approche participative et inclusive, impliquant directement les bénéficiaires dans l’identification des besoins et la définition des axes d’intervention », soulignant que « ses actions ciblent en premier lieu, les jeunes filles, les femmes vulnérables et les personnes en situation de handicap ». Elle note également que le Réseau, depuis sa création, accorde une place de choix au plaidoyer, tant au niveau national, sous-régional que régional sur toute question relative aux droits sexuels et reproductifs, la santé et les droits humains.

Face aux journalistes du REMAPSEN dans cette rencontre virtuelle, les différents Points Focaux de l’Alliance Droits et Santé des six pays touchés par le Projet ont expliqué comment le projet a été mis en œuvre chacun dans son pays avant de présenter toute une panoplie des résultats obtenus à travers les actions menées.

A titre illustratif, au Niger, M. Lawali Amadou a souligné que grâce au Projet Alliance Transformative, « 144 mariages de jeunes filles ont pu être retardés ou annulés, des capacités locales ont été renforcées et plusieurs collectivités territoriales ont été mobilisées dont certaines se sont engagées à inscrire des lignes budgétaires pour mener des actions contre les VBG ». Le projet a également permis « l’installation de rampes d’accès dans des structures de santé, facilitant la mobilité des personnes en situation de handicap, et la promotion de l’éducation des jeunes filles », a-t-il ajouté.

Au Mali, dira Mme Maïga Adam Dicko, malgré le contexte sécuritaire et l’instabilité politique qui entravent le déploiement des actions, « nous sommes parvenus à une synergie d’actions entre les organisations membres de l’ADS qui a permis d’enregistrer des résultats encourageants ».

Dans cette dynamique, a-t-elle indiquée, « les acteurs poursuivent leurs efforts pour obtenir un durcissement de la législation malienne sur les violences basées sur le genre ».

Idem au Sénégal où les efforts conjoints de l’Alliance Droits et Santé ont « contribué à influencer l’adoption par l’Union africaine d’une stratégie régionale de lutte contre les violences basées sur le genre », a souligné Mme Kaya Sy, responsable plaidoyer à Equipop Sénégal et membre du conseil de l’Alliance. Elle a en outre souligné que « le projet mis en œuvre par le Réseau Siggil Jiggen, Jeunesse et Développement (JED), Equipop et le RAES a permis de mobiliser des ressources en faveur des organisations de jeunes dans la région nord, notamment à Saint-Louis ». S’y ajoute l’ouverture par l’organisation Takhawou Ndaw yi (« soutenir les jeunes ») d’un centre pour adolescents à Diamaguène avec l’appui du Projet ADS.

A retenir que dans tous les six pays d’intervention de l’Alliance Transformative, la mise en œuvre du Projet Alliance Droits et Santé a permis d’engranger des résultats assez satisfaisants à la grande satisfaction des bénéficiaires.

Reste à explorer les voies et moyens devant permettre la poursuite de la dynamique impulsée dans les six pays pour une lutte efficace et durable contre les violences basées sur le genre et le respect des droits des femmes et des filles.

Sahirou Youssoufou

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