La presse nigérienne et le monde sportif pleurent encore ta disparition subite, le 26 juillet dernier, alors que tu étais sur le terrain, ta plume en main, pour collecter l’information et informer sainement l’opinion, comme tu l’as toujours fait.
Ta disparition laisse en nous, un grand vide, un vide difficile à combler pour toutes les rédactions avec lesquelles tu collaborais. Tu étais une grande bibliothèque, un grand connaisseur de toutes les disciplines sportives au Niger. En somme, un expert tout simplement.
Au Journal L’Evénement-Niger, tu étais fréquent, notamment les jours du bouclage. Tu venais régulièrement nous donner un coup de pouce, bien que n’étant pas directement attaché à la rédaction. Mais par ta présence, tu aidais énormément à agrémenter nos articles en sport.
Au-delà du cadre professionnel, tu apportais aussi de la chaleur humaine à toute l’équipe rédactionnelle. Par tes blagues, tes belles petites histoires que tu aimes tant raconter, ton sens de l’humour, tes petites piques entre confrères, nous tous, aimons ta compagnie et t’écouter.
Yannick, comme tous les confrères aiment bien l’appeler, était un homme humble et affable, un homme simple, courtois et humaniste, un homme plein d’amour pour son prochain. Un homme qui ne se fâche pratiquement pas. Il était un grand rassembleur mais aussi un médiateur.
« Yannick Ousmane Keita a des qualités humaines incontestables : confraternité, convivialité, sympathie, le sens de l’humour… Toutes ces qualités font de lui presque l’ami de tous », témoigne Elh Mahamadou Souleymane, son ancien Rédacteur en Chef et collègue de travail au Républicain, à Niger-Inter Hebdo, puis à L’Autre Républicain.
Yannick était aussi un grand professionnel.« Très ponctuel, il sait alerter à temps lorsqu’un match ou une activité sportive pourrait retarder son papier », confie Elh Souleymane.
Chroniqueur sportif à RFI depuis des décennies, Yannick était une voix imposante et ses reportages très pointus et croustillants. « Il était d’abord une voix, une diction à nulle autre pareil et avait la passion pour son métier », écrivait RFI dans son hommage à l’illustre disparu.
« Yannick, c’était une voix, un style propre, inimitable. Proche des événements sportifs et des acteurs, il avait un art particulier de la narration et du compte rendu. Fruits d’une longue expérience », témoignait dans sa note nécrologique, la Fédération nigérienne de football (FENIFOOT). Puis d’ajouter, « Yannick a été un des plus grands collaborateurs de la FENIFOOT à laquelle il a offert tout son dévouement, pour la cause du football ».
Pour Ibrahim Abdou Tikiré, ami très proche à Yannick, mais aussi un petit frère et confident à lui, il déclarait ceci, avec une voix toute cassée : « il m’est très difficile de trouver les mots justes pour dire qui était réellement Ousmane Keita ». Toutefois, disait-il ; « retenez que Yannick est un personnage très humble et respectueux. Quel que soit ton âge, Yannick te donne le respect et t’accueille les bras ouverts. Ses qualités sociales sont inqualifiables. Yannick n’est pas bagarreur, il n’est pas rancunier aussi et prône toujours le dialogue et la compréhension. Ce qui le guide surtout, c’est l’intérêt général, le pays d’abord. Sur le plan professionnel, Yannick était un grand bosseur. Dans le domaine sportif, Yannick était toujours du côté des athlètes afin qu’ils soient toujours mis dans les meilleures conditions pour hisser haut les couleurs nationales », a-t-il indiqué.
Acteur associatif majeur pour la promotion du sport au Niger, Yannick est vice-président de l’Union des journalistes sportifs du Niger (UJSN), membre du Grand Jury du Sabre National (lutte traditionnelle dont il est un expert attitré) et Attaché de presse au Comité olympique et sportif national du Niger (COSNI). Yannick Ousmane Keita, c’est une carrière professionnelle bien remplie.
Depuis l’annonce de son décès, les hommages et témoignages à sa mémoire ainsi que des prières pour le repos de son âme fusent de partout.
Yannick Ousmane Keita laisse derrière lui, une veuve et trois enfants.
Que ton âme repose en paix.
A Dieu Yannick, cher collègue, ami et frère.
Sahirou Youssoufou



